Voyage à vélo de l’Écosse à la Slovénie, parce que « ça semblait être une bonne idée » !
Matt Fairbrother est un pilote d’enduro néo-zélandais de dix-sept ans, extrêmement calme et posé, qui participe actuellement à l’Enduro World Series (EWS) 2022. C’est la toute première fois qu’il quitte la Nouvelle-Zélande et il a rendu ce voyage possible grâce à…

Matt Fairbrother est un jeune pilote kiwi d’enduro de dix-sept ans, d’un calme remarquable, qui participe actuellement à l’Enduro World Series (EWS) 2022. C’est la première fois qu’il quitte la Nouvelle-Zélande. Il a rendu ce voyage possible grâce à un travail acharné, en décrochant des sponsors locaux et internationaux et en trouvant des solutions pour transporter son vélo d’une étape à l’autre. Il a souvent dormi sous la tente, mais a eu le plaisir de séjourner gratuitement au Hideout lors de son passage à Morzine.
J’ai un peu toujours été sur deux roues. Je devais avoir 11-12 ans quand j’ai commencé le VTT et que j’ai eu mon premier vélo tout-suspendu. Mon père s’est remis au vélo à cette époque. Il était passionné quand il était plus jeune, et j’ai eu envie de me joindre à lui. J’ai commencé à faire des sauts dans le parc du coin, rien de bien excitant. Après un an ou deux, j’ai commencé à rouler sur la colline près de Christchurch (Nouvelle-Zélande) et j’ai découvert que j’aimais beaucoup plus la descente.
Faire parler de moi n’a jamais été le but de mon voyage à vélo de l’Écosse à la Slovénie. C’était avant tout un défi personnel… J’aime les bons défis. Mais à dix-sept ans, partir à l’autre bout du monde, ça coûte cher. Je n’ai pas l’âge requis pour passer le permis ici, donc je ne pouvais pas conduire. Je ne sais pas, ça me semblait être une bonne idée ! J’y ai pensé longtemps avant d’en parler à qui que ce soit.
Ce périple a mené Matthew sur plus de 1500km, à travers six pays en six jours. Une telle aventure a connu bien des hauts et des bas.
L’un de mes plus grands moments de joie, c’était au départ de l’EWS, en Slovénie. En sortant des stands, les gens criaient et m’encourageaient, et ça m’a fait vraiment plaisir. Je crois que mon pire moment, c’était en Allemagne, quand il a plu pendant plusieurs jours et que je ne prenais tout simplement plus de plaisir. Quand tout est mouillé, l’ambiance change complètement.
J’ai adoré mon séjour à Morzine. Morzine, c’est génial ! Je ne suis jamais allée dans un endroit où il y a autant de possibilités de faire du VTT, avec des remontées mécaniques et des bike parks partout. C’est quelque chose qu’on n’a pas en NZ et que je n’avais jamais connu auparavant, alors c’était vraiment chouette. Je n’ai pas eu assez de temps sur place pour tout parcourir plusieurs fois, mais la piste noire du Pleney était vraiment géniale.
Ce qu’il y a de mieux à Hideout Hostel, c’est qu’on est entouré de plein de gens qui aiment les mêmes choses. Même si on ne connaît personne sur place, on a déjà un point commun. La nourriture du restaurant était excellente aussi, j’ai adoré les gyozas végétariens ! Il y avait aussi de l’espace pour travailler. J’avais encore pas mal de devoirs à faire ! Notre année scolaire se termine à la fin de l’année. J’aimerais voir jusqu’où je peux aller dans le VTT, mais je pense que c’est bien d’avoir un plan B.
Si vous souhaitez vous mettre au VTT, je vous dirais simplement de vous lancer. Notre communauté est très solidaire. Personne ne vous regardera de travers parce que vous essayez quelque chose de nouveau. C’est ce que j’ai appris ces derniers mois : la communauté est vraiment solidaire.
Le sponsoring est une autre chose que j’ai découverte ces derniers mois : il s’agit de chercher à y gagner quelque chose. Si vous voulez vous lancer, je vous conseille de commencer à l’échelle locale, d’apprendre comment ça fonctionne, de développer vos relations si vous le pouvez, puis de voir quelles autres possibilités se présentent. En décembre dernier, un grand article m’a été consacré sur Pink Bike et je pense que cela m’a apporté une bonne visibilité. J’ai entendu dire que mon nom était associé à Deviate, alors je leur ai envoyé un message et les choses sont parties de là. Ils ont maintenant payé mon équipement de bikepacking, une tente et mes vols de Genève au Canada, aux États-Unis, puis de retour en Suisse.
Mon rêve, c’est de pouvoir faire du vélo mon métier et d’en vivre. J’aimerais que ce soit durable, pour pouvoir continuer pendant des années. Le meilleur conseil que j’aie reçu, c’est qu’il y a toujours moyen de trouver une solution. C’est vrai pour le vélo comme pour la vie. C’est quelque chose que je garde toujours dans un coin de la tête. Si on veut faire quelque chose, il faut se donner les moyens d’y arriver.
J’ai demandé à Matthew quel était son personnage Disney préféré…
Je ne regarde pas de films. Vous me prenez au dépourvu ! Je n’ai jamais vraiment été amateur de films ou de séries télé. Je ne me suis jamais assis pour regarder un film.
Matt est actuellement au Canada pour deux semaines, jusqu’à la manche des EWS à Whistler. Il s’envolera ensuite pour les États-Unis afin d’en disputer deux autres, avant de rentrer en Suisse, où il espère retourner dans la région de Morzine ou de Chamonix pour terminer la saison.
Deviate a pris en charge mes vols pour toute cette boucle, au départ et à destination de Genève. J’ai toutefois acheté mon billet d’avion pour rentrer chez moi. Le plan, c’est de rentrer après ça, mais on verra !
Si vous souhaitez contribuer aux objectifs de Matthew, rendez-vous sur sa page GoFundMe. Vous pouvez également le suivre sur Instagram ici. Si vous souhaitez bénéficier d’un séjour offert, contactez-nous ici.
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