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Une histoire Hideout

« Aller peindre » avec Kid Midnight

Étant originaire d’une petite île, James Kid Midnight n’a jamais vraiment eu l’occasion de s’intéresser au street art. La première fois qu’on l’a invité à « aller peindre », c’était à l’université en Angleterre et depuis, il n’a jamais regardé en arrière…

Man in a denim jacket crouching beside a colourful lettered mural, adjusting a cable

Originaire d’une petite île, James Kid Midnight n’a jamais vraiment eu l’occasion de s’initier au street art. La première fois qu’on l’a invité à « aller peindre », c’était à l’université, en Angleterre. Depuis, il n’a jamais regardé en arrière. Il peignait des trains sur la Thames Line et faisait partie de la scène street art de l’Essex, tout en préparant son diplôme en design graphique à l’UCL, il y a plus de quinze ans.

Après l’université, il a commencé à travailler en freelance pour des agences et a enchaîné les saisons de ski à Méribel, La Tania, aux Deux Alpes et à Verbier. Le graphisme était sa principale source de revenus, avec une valeur intrinsèque et un tarif horaire, tandis que le street art restait une passion qu’il cultivait en parallèle. Il s’est ensuite lancé dans la réalisation de fresques en direct et a participé à davantage de festivals, et les projets se sont multipliés peu à peu. Aujourd’hui, il a trouvé le parfait mélange des deux univers.

À l’époque, quand il travaillait en freelance, il veillait souvent après minuit. Cette habitude lui a valu le surnom de Kid Midnight, qu’il a d’abord gardé, avant que sa clientèle ne s’oriente davantage vers les entreprises et qu’il abandonne le « Kid ».

Il a d’abord rendu visite à un ami originaire de son île natale de Jersey, qui travaillait une saison à Morzine. Il a aimé l’ambiance et a fini par faire au moins un séjour par hiver à Morzine. Il séjourne souvent à Hideout Hostel, où il a rencontré Kyle et s’est lié d’amitié avec lui. Vous connaissez peut-être la scène murale/le panneau publicitaire accrocheur à l’extérieur de l’auberge Hideout, créé par James. En plus de l’intérieur à l’étage de cet établissement, il a également réalisé l’aménagement intérieur de l’Hôtel Dents Blanches et, en tant que graphiste, conçu l’identité visuelle de l’Hôtel du Lac à Montriond.

À propos de Morzine et Hideout

« J’adore le domaine des PDS dans son ensemble, et j’aime particulièrement l’esprit de communauté que Morzine parvient à préserver. Chaque fois que j’y retourne, je trouve toujours du monde avec qui aller rider. Ma descente préférée, c’est Star Wars : j’ai dû l’emprunter des centaines de fois, peut-être même près d’un millier. Hideout propose une cuisine géniale, bénéficie d’un emplacement de rêve et offre un lieu central idéal pour se retrouver et discuter de sa journée en montagne après une session. »

À propos des concepts

« Pour l’identité visuelle de l’Hotel du Lac, le concept consistait à réduire les informations à leur forme la plus simple. Le losange décalé évoque visuellement la forme de la montagne, sans tomber dans le cliché évident. Les lignes épurées des pins, le petit bâtiment et les traits droits qui rappellent les reflets du lac permettent de garder l’ensemble aussi simple que possible, tout en créant quelque chose d’unique et de fidèle au cadre magnifique de l’Hotel du Lac. » Le résultat est un logo particulièrement efficace et original, surtout associé au métal et à la pierre utilisés pour l’enseigne principale, à l’entrée du bâtiment.

Pour l’illustration des Dents Blanches, je me suis inspiré du nom, qui se traduit par « dents blanches ». J’ai développé le concept autour des dents, qui sont un thème récurrent. On retrouve des visuels avec de belles grosses dents, les phrases « Montrez-nous votre sourire » et « Souriez », que j’ai associées à d’autres expressions du milieu du ride, comme « stoked » ou « sick », pour que les gens découvrent des détails au fil de leur visite. Quelques éléments sont aussi plus discrètement cachés dans le bar.

Ce gars a plus d’une corde à son arc… Associé fondateur d’une brasserie, il a pu diriger la création visuelle dès la conception du projet. Il collabore avec une société de capital-investissement à Jersey à la création d’un espace de travail ouvert, et a carte blanche pour en faire quelque chose de nouveau et d’expérimental (il prévoit d’y intégrer une nouvelle dimension à son travail, autour de la 3D et de l’éclairage). Il fait même du design de chaussures : jetez un œil à son Instagram pour découvrir quelques-unes de ses paires audacieuses récemment créées.

Quelques conseils

Le meilleur conseil reçu :

« Le meilleur conseil que j’aie jamais reçu, c’est d’apprendre à dire non. Évitez de travailler gratuitement ou à des tarifs dérisoires, dès le début, même si cela peut vous offrir une bonne visibilité. N’oubliez pas la valeur de votre travail. »

Le meilleur conseil donné :

« Faites confiance à votre style et à votre travail. Ne vous comparez pas aux autres. Si vous essayez de les copier et de leur ressembler, vous ne serez jamais vraiment vous-même. À force de suivre toutes les envies du moment, vous finirez par produire quelque chose de différent à chaque fois, sans jamais affirmer votre identité. »

Sa dernière collaboration à Morzine était avec Volcom : il a créé pour Hideout un dessin vectoriel représentant une explosion. Venez le découvrir dès sa mise en ligne !